Dans les empires catholiques, les propriétaires d'une part, l'Église de l'autre attribuent à ces esclaves de nouveaux noms qui signalent plus ou moins explicitement leur statut et vise à les stigmatiser. Ce ne sont que des prénoms de façon à ce que ne se reconstitue aucune lignée. Dès qu'il est affranchi, l'ex-esclave va commencer à reconstruire son nom et à essayer de le faire inscrire dans les divers registres du pouvoir.
Ces reconstructions sont très différentes d'un régime esclavagiste à l'autre. La comparaison de ces stratégies éclaire les différentes manières de redevenir un sujet après le traumatisme (souvent plurigénérationnel) de l'esclavage.
“Merci à Mathieu Glissant pour la réalisation des vidéos ” - L'institut du tout-monde



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