À LA UNE

zoom

Paris

De qui sommes-nous les enfants? - La violence sur le nom dans les sociétés esclavagistes ...

  • Le mercredi 9 juin 2010 à 21 heures

    la Maison de l'Amérique latine

  • - Modérateur : Maria Roneide Cardoso-Gil Discutant: Jeanne Wiltord
    - l'Association lacanienne internationale 25, rue de Lille, 75007 Paris - tél. 01 42 60 14 43
    - Maison de l'Amérique latine 217, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris - tél. 01 49 54 75 0

Jean Hébrard est Historien, Inspecteur général honoraire de l’Education nationale, enseignant à l’EHESS - Centre de Recherche sur le Brésil Contemporain Cartel Franco-Brésilien de Psychanalyse
Cycle de conférences-débats 2009-2010

La mise en esclavage s'accompagne toujours d'une éradication du nom de l'individu capturé et vendu, elle fait partie des violences de la capture et vise à couper définitivement l'esclave de sa généalogie et de sa lignée.

Dans les empires catholiques, les propriétaires d'une part, l'Église de l'autre attribuent à ces esclaves de nouveaux noms qui signalent plus ou moins explicitement leur statut et vise à les stigmatiser. Ce ne sont que des prénoms de façon à ce que ne se reconstitue aucune lignée. Dès qu'il est affranchi, l'ex-esclave va commencer à reconstruire son nom et à essayer de le faire inscrire dans les divers registres du pouvoir.

Ces reconstructions sont très différentes d'un régime esclavagiste à l'autre. La comparaison de ces stratégies éclaire les différentes manières de redevenir un sujet après le traumatisme (souvent plurigénérationnel) de l'esclavage.